États
de la démocratie
Le démocratie et ses degrés au Québec
Selon le Economist Intelligence Unit (EIU) de 2024, le Canada serait une démocratie « complète », mais l’est-elle vraiment ? Peut-on parler de la démocratie à l’échelle d’un pays sans rentrer dans ses particularités?
Au Québec, comme partout ailleurs, certaines façons de faire sont plus démocratiques que d’autres, et la démocratie demeure un rêve en devenir avec encore beaucoup d’améliorations à y apporter ; d’où l’utilisation du mot démocratisation dans le titre de ce projet.
Si on zoomait un peu plus sur ce visuel pour y observer notre démocratie avec plus de précision, que pourrait-on y voir comme inspiration ou comme potentiel de démocratisation ?
Le démocratie et ses degrés au Québec
Selon le Economist Intelligence Unit (EIU) de 2024, le Canada serait une démocratie « complète », mais l’est-elle vraiment ? Peut-on parler de la démocratie à l’échelle d’un pays sans rentrer dans ses particularités?
Au Québec, comme partout ailleurs, certaines façons de faire sont plus démocratiques que d’autres, et la démocratie demeure un rêve en devenir avec encore beaucoup d’améliorations à y apporter ; d’où l’utilisation du mot démocratisation dans le titre de ce projet.
Si on zoomait un peu plus sur ce visuel pour y observer notre démocratie avec plus de précision, que pourrait-on y voir comme inspiration ou comme potentiel de démocratisation ?
Exemples québécois

Budget participatif municipal

Charte des droits et libertés
à toutes et tous, mais le projet de loi 1 proposé par le Québec menace de l’affaiblir

Consultations publiques ouvertes

Concentration médiatique
et 2024.

Usage fréquent de la disposition dérogatoire

Loi sur les Indiens
Principes fondamentaux et défis associés
La démocratie s’appuie sur un ensemble de principes fondamentaux qui orientent l’organisation du pouvoir et la vie collective. ces principes peuvent varier d’une personne et d’un pays à l’autre.
Ces principes ne sont pas que des idéaux abstraits : ils prennent forme de façon concrète à travers des institutions, des dispositifs et des pratiques politiques. Ensemble, ces principes forment une architecture vivante qui permet aux sociétés démocratiques de s’organiser, de débattre, de décider et de corriger leurs propres déséquilibres.
Parmi les principes traditionnellement inclus dans la définition de la démocratie, on trouve les suivants :
La démocratie s’appuie sur un ensemble de principes fondamentaux qui orientent l’organisation du pouvoir et la vie collective. ces principes peuvent varier d’une personne et d’un pays à l’autre.
Ces principes ne sont pas que des idéaux abstraits : ils prennent forme de façon concrète à travers des institutions, des dispositifs et des pratiques politiques. Ensemble, ces principes forment une architecture vivante qui permet aux sociétés démocratiques de s’organiser, de débattre, de décider et de corriger leurs propres déséquilibres.
Parmi les principes traditionnellement inclus dans la définition de la démocratie, on trouve les suivants :
Les libertés et droits fondamentaux
La démocratie suppose la liberté d’expression, d’opinion, de presse, de réunion et d’association, notamment. Ces libertés sont essentielles pour permettre la critique, la pluralité des idées et l’exercice du pouvoir par le débat.
DÉFIS : tensions entre la liberté d’expression et les discours haineux, entre la liberté de religion et la laïcité, tribunes médiatiques restreintes et accès aux médias socio-numériques peu réglementés pour s’exprimer…
L’égalité politique
Chaque citoyen·ne dispose des mêmes droits politiques, notamment du droit de vote. Cette égalité garantit que personne n’a plus de pouvoir politique qu’un autre du fait de sa richesse, de son origine ou de sa position sociale.
DÉFIS : représentativité dans les partis, influence des lobbys, participation des personnes sans citoyenneté, inégalités dans le taux d’inscription aux élections…
La souveraineté populaire
En démocratie, le pouvoir appartient au peuple. Cela implique que les décisions doivent être prises par la population elle-même ou par l’intermédiaire de représentant.e.s élu.e.s. Ce principe fonde la légitimité de l’ensemble des institutions.
DÉFIS : taux de participation électorale, partage des pouvoirs entre juridictions, ambiguïtés identitaires autour de qui constitue le « peuple », difficulté de maintient en poste des personnes élues, influence des élites économiques sur les décisions politiques…
Transparence et accès à l’information
Enfin, l’accès à une information fiable, pluraliste et indépendante — soutenue par un journalisme rigoureux, des médias publics forts et des initiatives locales — constitue une condition essentielle d’une démocratie vivante. Cela est essentiel pour comprendre, débattre et influencer l’action publique adéquatement.
DÉFIS : fracture numérique, concentration médiatique, disparition des médias régionaux, domination des plateformes globales, désinformation et fake news non vérifiées, manipulation algorithmique, usage de l’intelligence artificielle pour brouiller les faits et polariser le débat…
L’état de droit, la séparation des pouvoirs et l’indépendance judiciaire
La démocratie repose aussi sur des règles communes : nul n’est au-dessus des lois, et ces lois doivent être justes, connues et appliquées équitablement.
DÉFIS : érosion de la séparation entre les différentes branches du pouvoir (exécutif, législatif et judiciaire), conflits de compétence entre plusieurs paliers de gouvernement, manque de reconnaissance pleine et entière des droits historiques des peuples autochtones…
La justice sociale et l’équité
Une démocratie vivante ne se contente pas de garantir des droits formels : elle cherche à réduire les inégalités, à assurer à chaque individu des conditions de vie dignes et à permettre des conditions de participation équitables à la vie commune.
DÉFIS : inégalités réelles ou perçues entre Montréal et les régions et entre classes sociales, précarité disproportionnée chez certains groupes, coûts de la vie qui montent en flèche et affectent disproportionnellement les plus pauvres…
La transparence et l’imputabilité
Pour que le pouvoir soit réellement démocratique, les décisions doivent être visibles, compréhensibles et justifiables. Les responsables publics doivent rendre des comptes à la population et pouvoir être sanctionnés en cas d’abus ou de manquements.
DÉFIS : perception d’opacité, certains problèmes semblent ne jamais disparaître, délais d’accès aux documents publics, incapacité à implanter des outils démocratiques numériques rassembleurs dignes de ce siècle…
La délibération
La démocratie ne fonctionne pas seulement par addition de voix, mais aussi par débat éclairé. La recherche d’un consensus ou d’une décision légitime passe par l’éducation, l’argumentation, l’écoute et la mise en discussion des enjeux.
DÉFIS : apparence fausse de consensus, affrontements partisans par opposition à la recherche de compromis, intégration des savoirs citoyens et autochtones, désinformation et polarisation programmée sur les réseaux sociaux, manque d’espaces délibératifs adaptés…
La participation
La démocratie ne se réduit pas au vote : elle repose aussi sur la capacité des citoyen·nes à participer activement à la vie publique, à toutes les échelles, à travers des consultations, assemblées, référendums, plateformes numériques et initiatives citoyennes, par exemple.
DÉFIS : décalage majeur entre la qualité des outils numériques du quotidien et ceux démocratiques, mobilisation de publics diversifiés dans les processus consultatifs entre les élections, perception que certains mécanismes sont que décoratifs, cynisme face à la capacité des institutions et des personnes élues à régler les problèmes…
Le pluralisme
La démocratie reconnaît la diversité des opinions, des identités et des croyances. Elle ne cherche pas à imposer une vérité unique, mais à permettre la coexistence et l’expression des différences dans un cadre pacifique.
DÉFIS : tensions entre pluralité culturelle et récit national cohérent, entre le fait français et les langues autochtones en danger, polarisation et fragmentation identitaire…
En Chiffres
10
Une dizaine de communautés de Premières Nations au Québec vivent encore avec un avis d’ébullition à long terme, soit l’absence d’eau potable.
36.5 %
En 2023, une étude portant sur le niveau de confiance généralisée indiquait que seulement 37 % de la population québécoise a confiance en la plupart des gens, ce qui constitue une baisse par rapport à la proportion observée en 2022 (39 %). Peut-on faire confiance à la décentralisation des décisions collectives sans avoir confiance aux autres?
1.7
million de personnes au Québec souffraient d’insécurité alimentaire en 2023, dont environ 320 000 en situation grave.
Perturbations
à l’horizon
Pour l’instant, « Perturbations à l’horizon » du gouvernement canadien (2024) demeure l’exemple le plus complet et transversal sur les disruptions futures, avec 35 perturbations identifiées et évaluées à partir de contributions de plus de 500 experts, ateliers sectoriels et une méthodologie rigoureuse.
Puisqu’il n’existe pas à ce jour d’exercice équivalent québécois dédié aux défis démocratiques, nous vous proposons celui d’Horizons de politiques Canada pour alimenter la réflexion.
La figure ci-jointe présente 35 perturbations à venir selon trois dimensions : la probabilité, l’impact et l’horizon temporel.
Pour plus d’information sur le rapport, cliquez ici.
Perturbations
à l’horizon
Puisqu’il n’existe pas à ce jour d’exercice équivalent québécois dédié aux défis démocratiques, nous vous proposons celui d’Horizons de politiques Canada pour alimenter la réflexion lors de l’atelier.
La figure ci-jointe présente 35 perturbations à venir selon trois dimensions : la probabilité, l’impact et l’horizon temporel.
Pour plus d’information sur le rapport, cliquez ici.
Pour l’instant, « Perturbations à l’horizon » du gouvernement canadien (2024) demeure l’exemple le plus complet et transversal sur les disruptions futures, avec 35 perturbations identifiées et évaluées à partir de contributions de plus de 500 experts, ateliers sectoriels et une méthodologie rigoureuse.
Puisqu’il n’existe pas à ce jour d’exercice équivalent québécois dédié aux défis démocratiques, nous vous proposons celui d’Horizons de politiques Canada pour alimenter la réflexion.
La figure ci-jointe présente 35 perturbations à venir selon trois dimensions : la probabilité, l’impact et l’horizon temporel.
Pour plus d’information sur le rapport, cliquez ici.
